Une possible disparition, Audrey Martin

Audrey Martin, 2016

“L’impermanence” est au coeur de ma recherche.
L’effacement, la disparition et les limites de la perception
sont questionnés à travers l’installation et l’édition.
Mes dispositifs engagent un processus de transformation,
de sublimation ou de dissémination qui est visible le temps
de l’exposition.
Que reste -t-il ? De ces aléas subsistent des fragments,
des traces que j’assemble à nouveau sous la forme de
corpus pour archiver les mouvements des pièces.
Ainsi de nouvelles lectures de mon travail sont possibles.
La climatologie, la météorologie, l’astronomie constituent
un champ de références dont je m’empare pour mieux
opérer un retour aux choses mêmes. Mon travail est alors
volontairement empirique, il fait état de la matière et de ses
mouvements.
En observant le monde de manière ralentie, je développe
une démarche dans laquelle l’entropie joue un rôle
essentiel et peut se traduire dans mes pièces de manière
sensible.