The Longest day, Léo Bioret

The Longest day, 2009
Photographie du project room de Dunja Herzog.
Incrustation numérique des oeuvres suivantes :
Sans Titre (2009, Or rouge, eau, parquet)
Memento Mori (2009, Photographie encadrée)

21 Juin 2009- Soirée du Solstice d’été.

Notre projet était de sortir l’exposition de son espace institutionnel et muséal. Pour
cela, nous avons proposé un dispositif de vidéo – projection sur le sol près de
l’entrée du CRAC d’Altkirch. Nous avons projeté sur un tapis de craie, l’image
aérienne d’une des salles de l’exposition en cours au CRAC, Time Warp, au sein de
laquelle nous avons incrusté certaines de nos œuvres. Une manière métaphorique à
plus d’un titre d’apparaître : apparaître à l’image en même temps que la nuit vient,
apparaître dans l’exposition, et apparaître aussi sur la scène artistique.

En faisant face à de nombreuses contraintes dans ce lieu d’exposition, Muriel Joya et
Audrey Martin, ont su tirer de leur collaboration, un projet/projection, qui interroge
l’image et sa présentation dans un espace d’exposition. L’image est apparue au sol,
à l’extérieur du Crac Alsace, en plongée complète et projetée sur un carré de
magnésie pilée et frottée à la main. Ce principe de mise en abyme du geste
artistique détourné par la projection donne tout son sens à l’installation à travers un
système d’apparitions cumulées. Le titre de la pièce fait référence au Solstice d’été,
jour le plus long de l’année mais aussi au film sur le débarquement datant de 1962,
The Longest day. Cette pièce existe aussi dans un esprit guerrier par l’incrustation
du geste artistique dans un lieu d’exposition.
La projection de The Longest day, est apparue au début de la soirée puis est
devenue de plus en plus visible au fur et à mesure que la nuit tombait. Cette
expérience sensible de l’installation in situ donne accès à différents stades de l’image
sur un principe d’apparition physique dans le temps.

The Longest day 2, 2010
Installation Vidéo In Situ
Galerie Plug.In, Bâle, Suisse

27 Novembre 2010- Sous la neige.

The Longest day 2 a été spécialement repensé pour l’exposition à la galerie Plug.in
de Bâle. Cette nouvelle version de l’installation n’a pu échapper aux conditions
météorologiques et a été présentée sur un tapis de neige. L’image et l’apparition
changent alors de statut en s’insérant dans l’environnement à la manière d’une
résistance par la lumière. Les aléas climatiques proposent une nouvelle pièce dans
la continuité logique de la première. L’image proposée reprend le principe
d’incrustation d’œuvres dans une photographie du lieu d’exposition. Le temps d’une
soirée, la lumière, créée de l’espace dans un temps limité d’exposition.

Léo Bioret, 2012